
Technique
Le pâturage tournant des génisses, une solution pour réduire son empreinte carbone

Dans ce nouvel épisode, c’est un éleveur laitier en région Centre-Val de Loire.
L’exploitation comporte 2 associés, 130 hectares et 60 vaches pour 700 000 L de lait en robot de traite et logettes caillebotis. Les vaches ne sortent plus en pâture car le sol est séchant donc très sec en été et humide en hiver. Le pâturage est limité aux génisses.
Le 1e diagnostic a été réalisé en 2015, ce qui a permis de mesurer les émissions et le stockage de la ferme, d’identifier des leviers pour améliorer leur bilan carbone. Ici les points positifs de l’exploitation retenus sont, la biodiversité ; les haies ; le bocage ainsi que les prairies temporaires avec la luzerne. Les points faibles sont le peu de prairies permanentes, une forte consommation de concentrés pour les vaches avec les bouchons de luzernes déshydratés et le stockage des effluents en fosse caillebottis.
Pour remédier à cela, les exploitants ont mis en place le semis direct et la limitation des produits phytosanitaires grâce à leur exploitation qui est en polyculture élevage. Ils ont mis en place le pâturage tournant dynamique pour les génisses (afin de garder une bonne croissance avec de la bonne herbe et peu de concentrés) et limitent désormais les concentrés pour les vaches en améliorant la qualité des fourrages (en fauchant plus précocement) puis en augmentant la part d’herbe ensilée dans la ration.
Suite à leur 2e diagnostic réalisé en 2020, ils ont remarqué une augmentation de 1000 Litres de lait par vache et par an et une diminution des concentrés pour les génisses. Ceci a fait baisser de 10 % l’empreinte carbone de la ferme et a permis parallèlement d’améliorer les résultats économiques de l’exploitation. Le point noir du diagnostic est la fosse caillebottis. Pour tenter de remédier à cela, un projet de méthanisation est en cours pour diminuer cet impact, et valoriser avec une autre activité économique.
L’éleveur souligne que chaque exploitation est différente selon son terroir et qu’il est important pour chacun de pouvoir mesurer son impact sur l’environnement et de mettre en avant des leviers pour avancer. Pour sa part il a bénéficié d’un accompagnement de la région pour le suivi et l’accompagnement technique pour mettre en place des leviers et améliorer son bilan carbone.
EPISODE 4 :(cliquez sur la vidéo)
Léa Boulard
Conseillère carbone chez Seenorest


